Validation du spectre : scores, tests nuls, audits
Un spectre ne vaut que par la façon dont on le juge : médianes sur l'ensemble, jamais cas choisis ; fenêtres de hasard chiffrées ; échecs consignés. Ce chapitre déroule l'appareil de validation du spectre canonique — et garde l'ancien scan PDG comme archive de protocole.
1. Le moteur canonique et ses scores
Le spectre canonique est produit par une seule machinerie ($m = \sqrt{\sigma_\chi}\,\mathcal{S}$, chapitre 4) et se juge sur des médianes, jamais sur des cas choisis :
- 89 états à 0,13 % de médiane (91 % sous 5 %) — le cœur du spectre ;
- 226 états (extension, bandes comprises) à 1,43 %, avec 31 des 32 spins lus par Regge inverse ;
- secteur lourd : 57 états à ~0,3 %, dont 15 baryons lourds à 0,23 % sans paramètre ni ancre par état ;
- états de seuil (métaxions) : X(3872), T$_{cc}$, P$_c$… sous 1 % une fois comptés avec leurs demi-tours.
2. La règle du test nul
Un accord numérique obtenu par assignation (tel nœud ↔ telle particule) ne vaut preuve que s'il bat le hasard. La règle du cadre : avant de présenter un accord comme porteur, on compte combien d'assignations aléatoires feraient aussi bien — la fenêtre du null.
L'exemple le plus instructif est électrofaible : le quadruplet W/Z/H/top à 0,74 % de RMS ne passe pas le test nul (~$8\times10^5$ quadruplets équivalents à calibration libre). L'accord est donc classé compatibilité, pas preuve — ce qui porte, c'est la structure (le nœud $8_3$ commun aux quatre asthénions). Au total, environ 25 résultats passent le null et portent la charge ; le reste est déclaré compatibilité.
3. Ancres, contraintes croisées et contrôles gratuits
- Double contrainte : les leptons (Koide) et la base de l'octet exigent la même échelle à $7\times10^{-5}$ près — la recalibration de $\sqrt{\sigma_\chi}$ est sur-déterminée.
- Contrôles gratuits : une assignation nouvelle doit améliorer (ou laisser stable) le reste du spectre sans réajustement — c'est le test d'élimination (ex. l'épinglage $5_2$ du nœud étrange).
- Héritage méthodologique : la validation croisée K-fold de l'ancien scan (annexe, §6) reste la référence de protocole — calibrer sur une partie, évaluer sur l'autre.
4. Les audits honnêtes et les falsifications
Le cadre tient un registre public de ses échecs et de ses requalifications : les falsifications F1 (inflation pure) et F2 (réchauffage) sont fermées par des calculs ultérieurs, F3 (raies γ Classe E) est levée sous les masses canoniques ; douze réfutations internes sont enregistrées avec la mention « ne jamais réintroduire ». À l'inverse, des succès annoncés ont été retirés après audit (JWST, NICER, NANOGrav : non discriminants). La règle : un résultat retiré est consigné, jamais effacé.
5. Prédictions datées
Les tests falsifiables actuels sont chiffrés et datés : $\Xi_{cc}^* = 3659$ MeV, $\Omega_b^* = 6067$ MeV, le centroïde $B_0^*/B_1'$ à 5665 MeV, le 5e $\Omega_b(1P)$ à 6297–6304 MeV — avec l'antécédent $\Omega_{cc}$ (~3727 MeV observé, fourchette prédite 3715–3788). Voir le chapitre 4, §8 et la page Prédictions.
6. Annexe : l'ancien scan exhaustif (archive)
L'ancien moteur ($\Omega_{ts}$, chapitre 4 §9) avait été confronté par un scan exhaustif : 1539 entrelacs candidats énumérés (nœuds simples ≤ 10 croisements, entrelacs à 2–4 composantes), appariés aux particules du PDG — 118/122 masses à 0,68 % de médiane, validés par K-fold (calibration de $\alpha_0$ et $f(3)$ sur 4 folds, évaluation sur le 5e), avec un raffinement « plasticité P23 » aujourd'hui archivé lui aussi (sa constante $C_{\rm plast}$ n'a plus d'objet sous le canonique).
Ce scan est supplanté : ses courbes de catalogue étaient topologiquement fausses (14/19) et sa liberté d'assignation trop grande — mais sa méthodologie (énumération, K-fold, comparaison aux ajustements naïfs) reste le modèle du protocole, et ses prédictions résiduelles ont été requalifiées (le « lepton de 4ᵉ génération » est devenu une prédiction inversée : la saturation $Z_3$ est dérivée — toute 4ᵉ famille réfuterait). Les chapitres complets sont dans docs/Archives_recherches/ et le catalogue V5 dans docs/TQNT_catalog_V5_diffusion.xlsx.
7. Reproduction
Le spectre canonique et ses scores se reproduisent depuis le dépôt ouvert :
# spectre canonique : 89 états (médiane 0,13 %) + extension 226 (1,43 %)
python3 -m simulation.experiments.spectrum_sigmachi_full
# test nul d'assignation (exemple électrofaible)
python3 -m simulation.experiments.null_assignation_ew
# confrontation LHCb 2026 (Omega_cc, discriminants dates)
python3 -m simulation.experiments.confrontation_lhcb_2026
QCM de fin de chapitre
Quatre questions sur la validation du spectre.
1. Pourquoi juger le spectre sur des médianes plutôt que sur des exemples ?
2. Que dit le test nul sur le quadruplet électrofaible (RMS 0,74 %) ?
3. Qu'est-il arrivé aux « succès » JWST, NICER et NANOGrav ?
4. Quel est le statut de l'ancien scan exhaustif PDG (118/122) ?
Vous avez terminé le parcours Avancé !
Cinq chapitres techniques achevés. La suite logique : lire le monographe complet et le code TQNT.
Lire la monographie →